LE PORTRAIT DE... 5 choses à savoir sur Émilie Saxe, ingénieure commerciale

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Technico-commerciale itinérante dans la région parisienne et en Normandie, Émilie Saxe sillonne le terrain du monde de la régulation depuis une vingtaine d’années. Et quand elle ne travaille pas pour SAMSON, elle enfile sa combinaison de championne d’aviron. Un sport de glisse et de vitesse qui demande rigueur et persévérance. Des valeurs fondamentales qu’elle inculque à ses filles, elles aussi rameuses, et qu’elle applique à son métier de représentante. 

1. Génie… des procédés

Émilie Saxe a obtenu en 2001 un DUT Génie des Procédés (applications pour la conception et l’optimisation des procédés industriels) dans sa région d’origine à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Après un stage de fin d’études chez Butachimie (chimie du nylon) dans le Haut-Rhin, elle a travaillé quelques mois à la centrale nucléaire de Fessenheim, dont le démantèlement est prévu en 2026. « Je m’occupais des sous-stations pour nettoyer les pompes, prendre des mesures… », se souvient cette touche-à-tout qui, à l’issue de ses études, a hésité entre repartir sur un cycle d’études pour devenir infirmière - « j’adorais le contact humain » - ou postuler dans les procédés en région parisienne. Elle optera pour cette seconde option pour devenir technico-commerciale sédentaire une dizaine d’années chez des acteurs de la robinetterie industrielle. Au début des années 2010, cette femme très active a voulu se confronter au terrain en passant itinérante.

2. Une « éleveuse » plus qu’une « chasseuse »

« Un diamant à l’état brut. » C’est par ces mots qu’un de ses anciens employeurs l’avait décrite et lui avait fait confiance pour devenir ingénieure commerciale et aller à la rencontre des clients. « J’adore les échanges avec le client, confirme-t-elle. Aller voir les installations, enfiler la combinaison, aller sur le terrain en somme ! » C’est ce qu’elle essaie de poursuivre depuis son arrivée en 2018 chez SAMSON en agence, en charge des départements des Yvelines et de la Seine-Maritime, tous secteurs industriels confondus. « Cette entreprise m’a toujours plu. Le groupe SAMSON a toujours été innovant, notamment dans les positionneurs de vannes. » Si Emilie affectionne davantage la technique que la partie commerciale, elle attache beaucoup d’importance à la relation privilégiée qu’elle peut entretenir avec les clients. « Ils m’apprécient, assure-t-elle. Avec eux, je suis une éleveuse plutôt qu’une chasseuse. »

3. Une femme hyper

Sur les plans pro et perso, Emilie prend souvent les choses très – voire trop – à cœur. Il faut dire qu’elle se définit elle-même comme hyper-active et hyper-sensible. Quand Emilie s’engage dans un projet, elle le fait à fond. « J’ai besoin du sport comme défouloir », reconnaît-elle ainsi, comme pour expliquer sa passion frénétique de l’aviron. SAMSON lui accorde de la souplesse dans l’aménagement de son temps de travail. Grâce à cela, Emilie peut vivre encore plus intensément son goût très prononcé pour ce sport nautique olympique. Ramer sur un bateau, pour elle, c’est le skiff * ! « En entrant dans l’entreprise, j’ai fait le choix de l’équilibre vie privée-vie perso », raconte cette maman qui a transmis le « virus » de l’aviron à ses deux jeunes filles.

* le skiff est un bateau à une place en aviron

4. Rigueur, organisation et persévérance

Pour mener son activité professionnelle et sa passion sportive de front, Emilie doit faire preuve d’une organisation « millimétrée » : « Je commence tôt pour ne pas finir trop tard et filer aux entraînements. » La discipline est donc de rigueur pour aller ramer, faire de la musculation ou du vélo tout en respectant une bonne hygiène de vie. Réguler la pression fait partie de son quotidien. Au bureau ou sur les routes, elle fait le maximum. « Pour les courses d’aviron, c’est plus simple, indique-t-elle. Le plus important c’est de me faire plaisir. » L’autre valeur cardinale importante à ses yeux est de faire preuve de persévérance. Plus que les mots, elle préfère la preuve par l’exemple auprès de ses filles. « Je veux leur montrer qu’on n’a rien sans rien et que le travail paie. Le sport, c’est important pour la santé physique et mentale. »

5. Championne de France mais pas que !

Qu’elle soit seule, à deux ou à quatre sur un bateau, Emilie obtient souvent de très bons résultats, fruit de sa régularité et de son engagement de tous les jours. En 2024, la licenciée yvelinoise du Rowing Club de Port-Marly (RCPM) a décroché trois médailles aux Championnats de France Master à Mâcon, dont deux en or. L’an dernier, en 2 de couple (2x), elle termine 5e avec sa partenaire « mais avec 4 bateaux rapprochés à l’arrivée en cinq dixièmes seulement », précise Emilie pour qui la fierté d’avoir lutté jusqu’au bout est plus forte que le résultat à proprement parler. Ce qui ne l’empêche pas de performer à l’échelle internationale avec une médaille d’or obtenue en Espagne en septembre dernier aux World Rowing Master Regatta. Un « aboutissement » pour celle qui a en ligne de mire cette même compétition internationale à Bled en Slovénie, en septembre prochain, tout comme les régates hexagonales (indoor en relais et bateaux longs) dans les mois à venir.

Joël CHICOUARD